A l’issue de deux années de crise sanitaire qui ont particulièrement affectées les moins de 30 ans, les étudiants et les jeunes actifs ont dû s’adapter à la nouvelle donne qui s’opère dans le monde de l’enseignement supérieur et dans celui du travail. Entre confinements, travail en distanciel et nouveaux rapports sociaux, les modes de vie et les aspirations des jeunes ont fortement évolué en très peu de temps. Mais quelles conséquences la Covid19 a t-elle réellement eu sur les conditions de logement et la mobilité des jeunes ? C’est la question à laquelle l’enquête Inkidata pour Open Partners parue en septembre 2021 tentait de répondre. Décryptage des nouveaux besoins des jeunes en matière de logement, à la veille d’une nouvelle rentrée universitaire.

L’impact de la crise sanitaire sur les 18-30 ans

C’est aujourd’hui une évidence : la crise sanitaire que nous connaissons depuis plus de deux ans a eu des conséquences indéniables, tant matérielles que psychologiques, pour l’ensemble de la population. Mais les difficultés engendrées par la crise ont particulièrement touché la jeune génération. En effet, les 18-30 ans ont fortement été impactés, tant au niveau de leurs parcours professionnels ou d’études, que restreint au niveau de leur pouvoir d’achat. Une analyse confortée par les chiffres publiés dans l’étude d’Open Partners de 2021.

Ainsi 70 % des jeunes interrogés ont déclaré avoir rencontré des contraintes et des difficultés sur la période allant de septembre 2020 à l’été 2021. Soit la majorité d’entre eux. 4 jeunes sur 10 se sont même sentis vulnérables moralement pendant cette période.

Concernant les étudiants, la crise sanitaire a ainsi concrètement bouleversé le plan d’études de 41 % des jeunes interrogés. Parmi les conséquences :

  • 14 % déclaraient un changement d’orientation
  • 11 % un changement de lieu de stage
  • 10 % la prolongation, non prévue initialement, de leurs études
  • 8 % un arrêt prématuré des études.

De même, la crise sanitaire a impacté le parcours professionnel de beaucoup de jeunes de moins de 30 ans. Entre confinement et travail en distanciel, les jeunes ont du s’adapter très rapidement et comme ils ont pu !

On a ainsi observé une mobilité plus importante des jeunes à la rentrée 2021 : 1 jeune interrogé sur 5 affirmait que la crise avait eu un impact sur son lieu d’habitation à cette période. Et face à l’incertitude, la famille est redevenue une véritable valeur refuge pour 1 jeune sur 3. Que ce soit par choix, pour briser l’isolement, ou du fait de soucis financiers. 49% des jeunes concernés en septembre dernier ne savaient d’ailleurs pas jusqu’à quand ils habiteraient chez leurs parents (contre 34% en 2020)…

L’émergence de nouveaux besoins

La crise sanitaire a donc directement impacté le parcours et le quotidien des jeunes, actifs ou étudiants, de moins de 30 ans. Et a donc fait apparaitre de nouveaux besoins.

Les jeunes ont pris conscience de l’importance de vivre dans un environnement plus qualitatif. Ce qui concerne tout à la fois la situation géographique que le logement en lui même. Les 18-30 ans souhaitent aujourd’hui vivre moins loin de sa famille, dans des zones moins densément peuplées. Conséquences directes des mois de confinement que certains ont vécus seuls, isolés, dans des environnement hyper urbanisés. De même, 43% des jeunes actifs interrogés et 29% des étudiants expriment le besoin d’avoir plus d’espace intérieur et extérieur dans leur logement. Balcon, terrasse ou petit extérieur, tout est bon à prendre à partir du moment où cela permet de respirer un peu d’air pur !

Par ailleurs, face aux mutations de l’organisation traditionnelle du travail, on assiste à l’émergence d’un nouveau besoin : celui de faciliter l’organisation du temps de travail entre présentiel et distanciel. Une demande qui concerne autant les jeunes actifs que les étudiants. Car si le tout « home office » est de moins en moins souhaité, un système hybride mixant présentiel et distanciel fait aujourd’hui l’unanimité chez les moins de 30 ans. Pour cela, la jeune génération souhaite voir se développer davantage d’espaces de travail adaptés (espaces de coworking, bibliothèques…).

Repenser le logement des jeunes

A la veille d’une nouvelle rentrée universitaire, il est donc important de se questionner sur les conséquences des ces mutations des modes de vie sur le logement des jeunes.

Tout d’abord, pour briser l’isolement dont beaucoup ont souffert, on assiste à une demande en constante progression de toutes les formes de sociabilisation relatives au logement. La colocation, qui avait déjà le vent en poupe, ne se limite plus aux seuls logements étudiants mais concerne aujourd’hui un public beaucoup plus large de jeunes actifs qui souhaitent partager plus au quotidien. Une volonté de vie en communauté qui n’est pas nouvelle mais qui a été fortement accentuée par la crise.

Par ailleurs, dans un objectif d’amélioration des conditions de vie, le temps de trajet maximum souhaité par les moins de 30 ans entre le domicile et le lieu de travail est aujourd’hui de 40 minutes. Une vraie petite révolution dans le rapport au logement !

Le système de mise en relation inversée de LocService permet de faire une recherche par temps de transport. Ainsi, pour votre recherche d’un logement en location, il suffit de rentrer le temps maximum de trajet souhaité par rapport à une adresse précise (lieu d’études ou de travail) afin d’être mis en relation uniquement avec des particuliers proposant un logement situé dans le périmètre souhaité. Cliquez ici

Enfin, dans un contexte d’hybridation des modes de vie, la connectivité du logement est plus que jamais un critère-clé lors d’une recherche de logement. Ainsi 64% des jeunes interrogés estiment que la bonne connexion numérique est un critère de choix prioritaire de leur futur logement. Une information à prendre en compte pour les bailleurs qui souhaiteraient faire un investissement locatif…