Dès le 14 mars 2020 et l’annonce de la fermeture de tous les établissements d’enseignement supérieur, le secteur de la location étudiante a été bouleversé. Retour chez les parents express, difficultés financières pour ceux qui ont perdu leur job étudiant, propriétaires ayant un logement vacant sur les bras… Mais avec l’été, les réouvertures et la « fin » de la première phase de cette pandémie, il a bien fallu s’organiser pour l’année universitaire 2020-2021 et prendre un logement étudiant. C’était sans compter sur les 2e et 3e vagues. Comment gérer sa location dans ce contexte incertain et changeant ? On fait le point !

Quitter ou garder son logement ?

  •  Vous gardez votre logement et le bail se poursuit normalement

La première option consiste tout simplement à conserver votre logement. Vous réglez votre loyer, que vous soyez présent ou non, chaque mois. Cette option est parfois jugée comme étant la plus raisonnable, dans les villes où le marché locatif est compliqué. Si vous avez galéré à trouver un logement, l’idée de reprendre vos recherches à zéro dans quelques mois peut sembler encore plus angoissant que de payer un loyer « dans le vide », pour un logement que vous occupez peu voire pas pendant quelques semaines ou mois. A Angers par exemple, où le marché était très tendu en 2020, certaines agences immobilières conseillent plutôt aux étudiants de garder leur logement.

  • Vous négociez un loyer réduit avec votre bailleur pendant votre absence

Cette option peut s’envisager, à l’amiable, avec votre propriétaire. Sur la plateforme de location entre particuliers locservice.fr, certains propriétaires, sensibles à la situation douloureuse des étudiants, proposent spontanément de baisser leur loyer, d’héberger un étudiant, contre service ou même gratuitement.

« Je ne souhaite pas louer au mois mais proposer gratuitement un logement pour 1 ou 2 étudiants qui souhaitent sortir de leur isolement pendant la période Covid et créer du lien social. Proposition valable pour un week-end (2 jours) et jusqu’ à une semaine. J’ai 2 chambres disponibles et peux recevoir 2 étudiants en même temps ». Madame O, le 25/01/2021

Cela ne coûte pas grand chose de contacter votre propriétaire pour lui exposer votre situation, discuter d’un arrangement, d’un échelonnement, etc. Les crises comme celle que nous traversons peuvent aussi être génératrices de « bonnes actions » dans lesquelles la compassion dépasse (temporairement) le gain économique.

  • Résilier votre bail en respectant votre préavis

Si votre établissement est totalement fermé et que tous vos cours se font à distance, il est possible que cela dure toute l’année. Entre payer 6 mois de loyer pour « rien », et mettre cette somme de côté pour plus tard, il y a un calcul à faire ! Rappelons que le préavis de départ est de trois mois, ce qui diminue l’économie possible, mais si vous êtes dans une ville où le marché est tendu, vous bénéficiez d’un préavis réduit à un mois. Et vous en économiserez 5. Vérifiez cela tout de suite ici : https://www.service-public.fr/simulateur/calcul/zones-tendues

  • Attention, ne sous-louez pas sans autorisation !

Vous pouvez être tenté de sous louer votre logement en attendant des jours meilleurs. Mais attention, cela ne peut se faire qu’avec l’autorisation écrite de votre bailleur. Vous trouverez dans cet article les informations utiles si cette option vous tente.

En cas de difficulté à payer : conseils et aides

Si vous rencontrez des difficultés pour payez votre loyer, prévenez votre propriétaire sans tarder. Il vous sera plus facile de trouver une solution à l’amiable !

Cherchez toutes les aides financières dont vous pouvez bénéficier en ce temps de crise :

  • votre mairie est un premier interlocuteur essentiel car elle vous renseignera sur les aides proposées localement.
  • L’Adil de votre département saura également vous informer et vous conseiller.
  • Vérifiez si vous pouvez bénéficier de l’aide de 200 € réservée aux étudiants et jeunes de moins de 25 ans en situation précaire. Nous vous invitons à consulter cette page, qui recense les différentes aides déployées ou renforcées pendant la crise sanitaire.
  • En cas d’impayés à répétition, appelez le 0 805 160 075, une ligne spécialement consacrée aux locataires en grande difficulté.

Et côté propriétaire, comment gérer vos locations étudiantes ?

Si les difficultés s’amoncellent du côté des étudiants, elles se répercutent automatiquement sur les propriétaires bailleurs. Pour la plupart, les revenus locatifs sont un revenu essentiel pour vivre, essentiel pour rembourser un crédit, ou pour assurer leur retraite. Il n’est donc pas facile de trouver des solutions qui puissent convenir à tous. Cette année, de nombreux propriétaires n’ont pas réussi à conclure de bail faute d’étudiants. Et c’est un manque à gagner parfois compliqué.

Si toutefois vous avez loué votre logement à un étudiant qui se trouve dans de grandes difficultés, dans la mesure de vos possibilités, il vaudra mieux trouver une solution à l’amiable que risquer des mois d’impayés. Tout dépend de la confiance qui est établie entre vous et votre locataire, et bien sûr de l’effort auquel vous pouvez raisonnablement consentir.

La colocation, une solution qui a sans doute de l’avenir

La souffrance, tant sociale qu’économique, des étudiants pendant cette crise sanitaire, laisse à penser que la colocation pourrait exploser à l’avenir. Elle répond au problème de l’isolement, permet de partager les frais, et est, économiquement, une solution avantageuse par rapport à la location d’un studio. Nous prenons les paris que pour l’année universitaire 2021-2022, cette solution d’hébergement partagé aura la cote.

Dès à présent, si vous êtes propriétaire et que vous recherchez un locataire, inscrivez-vous gratuitement sur LocService. Nous vous adresserons toutes les candidatures des étudiants qui cherchent dans votre secteur.

Vous êtes étudiant à la recherche d’une location ou d’une colocation ? Choisissez la formule qui vous convient le mieux sur LocService. Vous enregistrerez vos critères de recherche et les propriétaires vous contacteront directement.