L'encens et les bougies, sources de pollution de l'air intérieurAppareils de cuisson, tabac, encens, produits ménagers,… L’air que vous respirez dans votre logement peut être plus nocif que l’air extérieur, même dans une grande ville. Un site élaboré par le ministère de l’écologie vous aide à faire le point et à améliorer la qualité de l’air intérieur.

La problématique reste peu connue et pourtant elle nous concerne tous, a fortiori en saison froide où nous aérons beaucoup moins : la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments, que ce soit au domicile ou dans les lieux publics, laisse souvent à désirer et peut représenter un danger pour la santé. Un danger d’autant plus conséquent que nous passons près de 80 % de notre temps dans des espaces clos, ce qui correspond à une moyenne de 16h dans une journée. Une étude de 2014 révèle ainsi que la pollution domestique engendre près de 20.000 décès par an et coûte plus de 19 milliards d’euros annuels (source).

Quelles sont les sources de pollution de l’air intérieur ?

Les origines de la pollution de l’air intérieur sont multiples et peuvent être aussi bien naturelles que d’origine humaine. La plupart des pollutions sont de nature chimique, mais on trouve aussi des pollutions biologiques (acariens, bactéries,…), ou liées à l’émission de microparticules. Parmi les plus notables on a :

  • La fumée de tabac ;
  • Le résultat de toutes sortes de combustion (gazinière, chauffage d’appoint, cheminée, encens, bougies,…) qui, comme le tabac, émettent des composés chimiques et des particules ;
  • Les émanations chimiques de produits divers que l’on trouve dans un logement : cosmétiques, diluants, peintures, vernis, colles, insecticides, traitement du bois, …
  • Les moisissures, acariens et résidus provenant d’animaux domestiques qui peuvent provoquer des allergies ;
  • Différents types de fibres : textiles, laines isolantes, matériaux de revêtement, etc. ;
  • Le radon, un gaz radioactif naturellement libéré par les sous-sols granitiques et volcaniques et qui peut s’accumuler dans un logement si l’aération est mauvaise (en savoir plus).

Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Première chose, la plus évidente et pourtant que l’on ne fait pas assez : aérer le logement au moins 10 minutes matin et soir, même en hiver, et surtout lors d’activités « salissantes » comme le ménage ou le bricolage. Ne bouchez pas les entrées d’air, même si cela peut être tentant lorsqu’il fait très froid : c’est pour votre bien ! Également, veillez à ce que les portes intérieures aient un espace en bas d’environ 2 cm pour que l’air circule au sein de votre appartement ou maison.

Ne fumez pas à l’intérieur, utilisez avec parcimonie les produits déodorants tels que l’encens, les sprays ou les bougies, idem avec les chauffages d’appoint au pétrole ou au gaz. Enfin concernant les produits ménagers, favorisez ceux arborant des labels écologiques (moins d’émission de composés organiques volatils) et, si possible, essayez le nettoyage vapeur !

Attention : inutile de compter sur les plantes dites « dépolluantes » pour vous affranchir des précautions citées précédemment. Toutes les études scientifiques démontrent que dans des conditions réalistes, leur efficacité pour lutter contre la pollution de l’air intérieur est négligeable (source).

Pour sensibiliser de façon ludique le grand public sur les bons gestes à adopter concernant la qualité de l’air intérieur, le ministère de l’écologie a mis en place au début de l’année un nouveau site : « Un bon air chez moi« . A essayer !

Un bon air chez moi