Déjà remis en place à Paris depuis le 1er juillet 2019 grâce à la loi Elan, l’encadrement des loyers « nouvelle édition » pourrait également être déployé à court ou moyen terme dans de nouvelles villes. Lille est sur les starting-blocks, Toulouse entame des réflexions.

Tout comme la capitale, Lille avait été privée d’encadrement des loyers fin 2017 suite à un vice de forme, au grand dam de Martine Aubry, la maire PS. Le tribunal administratif l’avait en effet annulé au motif que cet encadrement devait être appliqué à l’ensemble de l’agglomération et non à Lille seule.

Forte tension du marché lillois

Selon la mairie de Lille, cette dernière serait la « troisième ville la plus chère de France » avec « une hausse des loyers privés de 70 % entre 2000 et 2012 ». Un constat qui justifierait donc la restauration du dispositif d’encadrement des loyers. La demande a été faite en février auprès de la métropole lilloise (la MEL) qui a envoyé le dossier à la préfecture et au gouvernement fin mai.

Tention locative LilleSelon Estelle Rodes, adjointe à la politique du logement et conseillère métropolitaine, « Ce qui fait aussi la particularité de Lille, c’est qu’on a une moyenne d’à peine dix jours pour la remise en location : cela montre la tension extrême sur le marché locatif privé. Les loyers augmentent quelle que soit la qualité du logement » (source Le Parisien).

Une analyse assez bien corroborée par notre simulateur « Tensiomètre Locatif » qui évalue la difficulté à trouver une location dans une ville donnée (image ci-contre).

La mairie de Lille espère réintroduire l’encadrement d’ici fin 2019.

Un groupe de réflexion à Toulouse

Le maire (LR) de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, a décidé de mettre en place un groupe de réflexion le 15 juillet prochain sur l’opportunité d’encadrer les loyers à Toulouse. Ce groupe de réflexion rendra ses conclusions d’ici plusieurs mois, mais sans doute avant les élections municipales de mars 2020. À l’issue, sera décidé si une expérimentation sera réalisée ou non dans la Ville rose.

Le maire, pourtant personnellement opposé à cette mesure qu’il pense contraire à l’amélioration de l’offre locative, souhaite répondre à l’augmentation des loyers qui touche la Ville Rose et qui inquiète une partie de la population.