Afin d’apporter une réponse à la crise sanitaire qui affecte une large partie des Français aux revenus modestes, la ministre du logement Emmanuelle Wargon, a annoncé l’extension prochaine du dispositif Visale à tous les salariés gagnant moins de 1500 € par mois. Cet assouplissement de Visale s’inscrit dans un ensemble de mesures portées par Action Logement et le gouvernement pour lutter contre la précarisation grandissante de la société face au Covid-19.

La garantie Visale en bref

Pour rappel, la garantie Visale est un dispositif gratuit de cautionnement géré par Action Logement et destiné essentiellement aux locations du parc privé.  Concrètement, elle consiste à se porter garant pour le locataire. En cas de loyers impayés, c’est Action Logement qui règle le loyer et les charges au propriétaire. Pour le moment, elle n’est ouverte que pour les jeunes de moins de 31 ans, ou bien pour les salariés mais uniquement s’ils ont été embauchés ou mutés il y a moins de 6 mois et en excluant les salariés en CDI confirmé. Les signataires d’un bail mobilité sont également concernés.

Qui bénéficiera de l’extension de Visale ?

Comme évoqué en début de mois dans les médias par Emmanuelle Wargon puis dans un communiqué le 5 février dernier, la garantie Visale va être étendue à un plus large panel de bénéficiaires. Ainsi, tous les salariés gagnant moins de 1 500 € nets par mois devraient bientôt être éligibles, soit environ 6 millions de personnes, « avant la fin du premier semestre 2021 » d’après l’article paru sur visale.fr.

En outre, la ministre Emmanuelle Wargon souhaiterait permettre aux propriétaires bailleurs qui souscrivent une assurance privée de louer à des locataires bénéficiant de la garantie Visale, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. En effet, la loi de juillet 89 interdit de cumuler une assurance loyers impayés avec toute forme de cautionnement, sauf pour les étudiants ou les apprentis.

Les autres mesures annoncées

Cette extension de la garantie Visale a été annoncée en parallèle de plusieurs autres mesures d’aide qui seront proposées par Action Logement :

  • Accompagnement de 20 000 salariés primo-accédants par le versement d’une aide de 10 000 € (sous conditions de ressources et de nature de l’acquisition) ;
  • Soutien supplémentaire à la production de 250 000 logements sociaux et abordables en deux ans pour 1,17 milliard d’euros ;
  • Augmentation de l’enveloppe destinée à l’accompagnement des salariés en difficulté, en plus de la poursuite du versement de l’aide à la prévention des loyers impayés ;
  • Extension du bénéfice de l’aide mobilité de 1 000 €, à tous les jeunes de moins de 25 ans munis d’un bail locatif, entrant en emploi, rémunérés entre 0,3 et 1,1 SMIC ;
  • Mobilisation de 1,4 milliard d’euros supplémentaires pour intensifier les opérations de rénovation urbaine et de mixité sociale portées par l’ANRU dans les quartiers prioritaires.

Les dates exactes d’entrée en vigueur de toutes ces mesures sont encore à préciser.