Après la mésaventure très médiatisée de cette mère de famille expulsée de sa chambre de 4,5 m² en pleine trêve hivernale par sa propriétaire, de vives réactions se font entendre à propos des logements indécents. Christophe Robert, délégué général adjoint de la fondation Abbé Pierre, était invité mardi matin sur Europe 1 et a exposé son point de vue.

Selon lui, il faut sanctionner beaucoup plus fortement les propriétaires qui louent des logements en-dessous des normes (surface inférieure à 9 m²) et faire connaître leurs droits aux personnes. Ce sont souvent les voisins des locataires victimes qui prennent l’initiative de dénoncer une situation de mal-logement. Il a ajouté que les pouvoirs publics, malgré leur connaissance de ces situations, prennent trop de temps à réagir. C’est également le constat dressé par l’association Droit au Logement (DAL), selon laquelle il y a « un véritable manque de l’institution publique sur le contrôle des logements indignes ».

Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), a répondu à Christophe Robert : « Cela me fait penser à la prostitution : je ne crois pas que c’est parce qu’on veut punir les clients que derrière on arrive à traiter le problème. Je crois que le vrai problème est ce manque de logements« . Il est en effet favorable à une certaine modération dans l’application de la loi qui interdit la location de logements inférieurs à 9 m² : selon lui, cette loi « a éliminé un certain nombre de logements de 7 ou 8 mètres carré qui n’étaient pas forcément invivables. Il fallait peut-être les aménager mieux ». Jean Perrin a ajouté : « si on interdit ces logements, toutes ces personnes, on les met où ? ».

Sur LocService, les rares fois où des candidats locataires nous signalent un logement qui ne serait pas décent, nous effectuons une enquête et nous prenons des mesures strictes : l’offre de location est supprimée et le bailleur ne peut plus bénéficier de nos services pour effectuer ses recherches de locataire.