A en croire les déclarations du gouvernement, dans le cadre du passage au prélèvement à la source, 2017 devrait être une année fiscale « blanche », c’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’impôt sur le revenu. Dans ces circonstances, faire un investissement locatif Pinel en 2016 revient à perdre une année d’avantage fiscal. Mais faut-il forcément attendre ?

Fort de son succès, le dispositif d’investissement locatif Pinel sera reconduit pour une année supplémentaire, et sera ainsi disponible jusqu’à fin 2017. Dans le même temps, le gouvernement, dans le cadre du passage au paiement de l’impôt sur le revenu « à la source », a annoncé que l’année fiscale 2017 ne serait pas imposée. En 2017 nous paierons des impôts sur les revenus de 2016, et en 2018 sur les revenus de 2018.

Rappelons que le dispositif Pinel permet une réduction d’impôt de l’ordre de 12 à 21 % sur le prix d’un logement neuf si on s’engage à le louer au moins 6 ans (en savoir plus sur le Pinel), et que l’investisseur dispose d’un an maximum pour trouver son premier locataire. Mais étant donné que les revenus de 2017 ne seront de toute façon pas imposables, l’investisseur qui loue en Pinel à partir de 2016 perd, a priori, une année d’avantages fiscaux. Dans ce contexte, il est plus intéressant fiscalement d’attendre 2017 pour démarrer un investissement Pinel.

D’un autre côté, ce raisonnement est pondéré par d’autres questions : les taux des crédits immobiliers, très bons en ce moment, seront-ils toujours les mêmes en 2017 ? Et quid des prix de l’immobilier ? Par ailleurs, si l’on tombe sur un bien immobilier idéalement situé et de qualité, à fort potentiel locatif, ne vaut-il pas mieux sacrifier une année fiscale que de le laisser filer ? Tout est une histoire de calculs et de « flair »…