L’Insee a récemment publié sa dernière étude « Tableaux de l’économie française » édition 2018, dans laquelle est consacrée une partie sur les statistiques du logement en France. L’organisme fournit ainsi des chiffres entre autres sur le parc locatif, les éléments de confort des logements, la répartition propriétaires/locataires, ou bien la part du logement dans le budget des ménages.

L'immobilier en France en 2018 - Chiffres Insee - Crédt image : lamotte.fr

Le parc français : 35,7 millions de logements

Au 1er janvier 2017, la France, hors Mayotte, compte 35,7 millions de logements. Les résidences principales représentent 82,1 % du parc, les résidences secondaires et logements occasionnels 9,5 % et les logements vacants 8,4 %. 56% des logements sont individuels (maisons), 44 % sont collectifs (appartements au sein d’un immeuble).

Le parc locatif social compte 4,9 millions de logements et progresse de 1,5 % sur un an, tandis que cette progression est globalement de 1,1 % pour l’ensemble des logements français.

Bien que la quasi-totalité des logements possèdent les éléments de confort de base (eau chaude, WC intérieurs, installation sanitaire), en 2015 l’Insee recensait encore plusieurs formes d’inconfort : 11,7 % des logements ont des problèmes d’infiltrations et/ou de moisissures, 17,1 % sont trop bruyants, 21,6 % sont difficiles ou trop coûteux à bien chauffer. 8,4 % des logements sont en situation de surpeuplement (chiffre Insee 2013, pas de plus récent).

57,7 % de propriétaires, 39,9 % de locataires

La répartition propriétaires/locataires s’est stabilisée depuis les 10 dernières années : sur 10 personnes en France, environ 6 sont propriétaires et 4 sont locataires. La part des personnes logées à titre gratuit baisse, elle, depuis 2001 : de 4,4 %, elle est passée à 2,4 % en 2017.

42,6 % des locataires sont du parc public (HLM, SEM, État, collectivités locales ou établissements publics), 57,4 % sont du parc locatif privé.

Depuis 2013, le poids du logement dans les dépenses de consommation des ménages est stable, voire recule légèrement ; en 2016, il se situe à 26,2 %, soit 0,4 point de moins que 3 ans auparavant. La légère décroissance du poids du budget logement des ménages s’explique principalement par la croissance modérée des dépenses courantes de logement (loyer, énergie, charges, travaux, taxes).