La présidente de la Confédération Etudiante () Cindy Pétrieux, élue l’été dernier, a lancé un appel à la ministre du logement pour lui demander d’interdire la vente de listes. Déjà critiqués depuis longtemps, les marchands de listes sont une nouvelle fois dénoncés pour leurs pratiques abusives auprès des étudiants en recherche d’un logement.

Invitée au rendez-vous politique de StreetPress et Radio Campus Paris, Cindy Pétrieux a remis la question de la légitimité des marchands de listes sur la table. Ces boutiques qui s’apparentent à des agences immobilières se contentent simplement de vendre des listes de biens censés être disponibles à la location. Le problème est que ces listes sont le plus souvent obsolètes ou contenant des informations erronées, et que ces professionnels se préoccupent peu de respecter le cadre légal qui les concerne. Il leur est notamment interdit de percevoir une somme d’argent avant de fournir leur liste. L’association UFC Que Choisir avait démontré, l’année dernière, que cette règle était ignorée dans 90 % des cas. Pour la Cé, il s’agit réellement d’arnaques et le syndicat demande l’interdiction de ces pratiques.

Selon Cindy Pétrieux, la Confédération Etudiante lutte depuis 3 ans contre les marchands de listes, principalement par des procès, et a réussi à obtenir un remboursement pour plus de 300 étudiants. Elle affirme également que la vente de listes est clairement destinée à arnaquer les jeunes et les étudiants, car ces boutiques sont essentiellement implantées dans les villes universitaires. « Seulement 5% des gens qui achètent une liste trouvent véritablement un logement« , justifie-t-elle.

La présidente de la Cé a également décrit comment se passent généralement les transactions auprès des marchands de listes : « vous arrivez dans l’agence, on vous demande de payer, en principe autour de 300 euros, de préférence par carte ou en espèces. Les chèques, ils préfèrent qu’on évite. Une fois que vous avez payé, on vous donne une liste, parfois de deux annonces seulement, en vous disant : « Maintenant, bonne journée ! ». Et puis, allez trouver votre logement… Alors que bien sûr, juste avant, on vous a vendu de l’accompagnement, du conseil, une aide à la constitution du dossier de location. (…) Mais une fois qu’on a déboursé les 300 euros et qu’on a la liste en main, on sort de l’agence, on appelle : numéro non attribué, appartement déjà loué, appartement non existant, etc. Et c’est là que la galère commence. ».

Cindy Pétrieux devait rencontrer la ministre du logement Cécile Duflot ce mardi, pour évoquer entre autres la question des marchands de listes. Affaire à suivre… En attendant, si vous cherchez une location de chambre, de studio ou d’appartement étudiant sans frais d’agence, LocService vous sera certainement d’une plus grande aide !

 Source image : www.streetpress.com