La rentrée approchant, l’UNEF (un des principaux syndicats étudiants) a publié son enquête sur le coût de la vie étudiante en s’appuyant notamment sur les chiffres de LocService pour le chapitre « logement ». En ligne de mire, l’augmentation de ce coût de la vie à la rentrée 2016 : + 1,23 %. Quels sont les postes de dépenses ? Quelles sont les villes les plus chères ? Quelles solutions pour réduire la précarité étudiante ?

Pour la rentrée 2016 l’UNEF, à l’instar d’ailleurs de son homologue la Fage, constate une augmentation de l’ordre de +1,23 % du coût de la vie étudiante en France, soit près d’un point de plus que l’inflation. D’après l’UNEF, il y a essentiellement deux fautifs : les loyers et les transports. Six villes cumulent ces deux augmentations : Paris, Bordeaux, Lyon, Orléans, Besançon et Nice.

Sur l’ensemble du quinquennat, l’augmentation du coût de la vie est de 9,7 %.

Le logement occupe 55 % du budget mensuel d’un étudiant

Sans surprise le logement reste de loin le premier poste de dépenses d’un étudiant avec une part de 55 %. A partir des chiffres fournis par LocService, l’Unef constate que les loyers des petites surfaces continuent d’augmenter à Paris malgré l’encadrement des loyers (+1,38 %). Il en va de même en région, avec une hausse un peu plus contenue (+0,6 %).

Top 5 des hausses en Province Top 5 des baisses en Province
Bordeaux (+4,70 %)
Le Mans (+3,45 %)
Orléans (+2,39 %)
Caen (+2,38 %)
Besançon (+2,23 %)
Le Havre (-6,95 %)
Limoges (-5,23 %)
Nancy (-2,54 %)
Reims (-1,79 %)
Pau (-1,65 %)

On trouve également quelques baisses de loyers intéressantes en région parisienne comme Orsay (-1,48 %) ou bien Nanterre (-1,17 %).

Voir le classement complet des villes selon le loyer

Voir le classement complet des villes selon le coût total de la vie étudiante

11 % des étudiants considérés comme « pauvres »

C’est le chiffre inquiétant qui ressort de cette étude, ce qui correspond aux étudiants qui vivent avec moins de 50 % du loyer médian. Selon l’UNEF, les bourses, bien que revalorisées, restent insuffisantes et inadaptées. Le montant maximal, 555,1 €, est inférieur au seuil de pauvreté.

Conséquences : un étudiant sur deux est obligé de travailler, et parmi eux presque un tiers sont à temps plein. En amputant 11h de temps d’études en moyenne par semaine, les jobs étudiants sont la 1ère cause d’échec à l’université. Parmi les autres solutions de financement, les prêts étudiants, qui concernent 12 % des étudiants.

Les améliorations demandées par l’UNEF

Pour contrer cette précarisation des étudiants et leur permettre d’accéder plus facilement à un logement, l’UNEF préconise notamment de :

  • élargir l’attribution des bourses et les réévaluer jusqu’au seuil de précarité (833 €)
  • augmenter le budget des Crous
  • élargir le RSA aux moins de 25 ans
  • généraliser l’encadrement des loyers à l’ensemble des villes universitaires ainsi que le demi-tarif étudiant dans les transports en commun
  • exonérer les étudiants de la taxe d’habitation (ils y sont en effet soumis).