Comme nous l’avons déjà mentionné dans nos conseils aux locataires sur les pièges à éviter, les marchands de listes sont sans doute les professionnels de l’immobilier les plus critiqués. Et alors que la rentrée approche et que les derniers étudiants se dépêchent de chercher un logement, UFC Que Choisir a décidé de sensibiliser le public en dénonçant une nouvelle fois ces pratiques souvent à la limite de l’arnaque. En effet, les jeunes, le plus souvent novices dans le monde de l’immobilier, peuvent avoir tendance à se faire « avoir » plus facilement.

Pour rappel : le principe d’un un marchand de listes est qu’il vous fournit, en échange d’une somme forfaitaire, une liste de logements correspondant à vos critères avec les coordonnées des propriétaires.

L’association a donc testé 15 agences au sein de 11 villes différentes. Verdict : l’UFC Que Choisir a porté plainte contre 13 d’entre elles pour pratiques commerciales trompeuses. Les enseignes concernées sont :

  • Ancea,
  • APL Location,
  • Casa Immo,
  • Chaîne des propriétaires et des particuliers,
  • Directe Location Bordeaux,
  • Directe Location Dijon,
  • Git’Immo,
  • MIL’IM Lyon,
  • MIL’IM Strasbourg,
  • Pan euro Nord,
  • Pan euro Sud,
  • Service location
  • Top Immo 59

Point commun entre ces agences : le manque de transparence quant à la nature de leur prestation. L’achat d’une liste est déguisé en « honoraires » ou « frais d’agence ». Il n’est en effet pas difficile de comprendre que le terme « vente de liste » ou « marchand de listes » risque de faire moins vendre…

Ensuite, dans 90% des cas, le professionnel exige un paiement avant remise de la liste. Or, ceci est complètement interdit. Les prix vont de 200 € en moyenne en province, et jusqu’à 450 € à Paris. Une somme rondelette comparée à un budget étudiant…

Il faut savoir que ces listes sont souvent « gonflées » en élargissant les critères du candidat ; ainsi, 49 % des offres communiquées via les listes ne correspondaient pas au loyer maximum ou à la surface minimum spécifiés. De plus, il est fréquent que les logements soient déjà occupés par un candidat qui a été plus rapide que vous. Ainsi, selon le rapport d’UFC Que Choisir : « A Lyon, sur les 4 biens pertinents de la liste APL Location, 3 n’étaient plus disponibles dans les 24 heures qui suivaient l’achat de la liste ».