punaise de litOn constate depuis les années 90 une recrudescence des invasions de punaises de lit, ces petits insectes pouvant provoquer d’importantes démangeaisons voire des allergies, dans les logements français. La question se pose alors dans le cas d’une location : qui doit payer les frais de désinfestation, le locataire ou le propriétaire ?

Alors qu’elle avait pratiquement disparu depuis les années 50 en France, la punaise de lit a refait son apparition à partir des années 80 à 90. En cause, la multiplication de voyages internationaux et la résistance aux insecticides. De manière générale tout ce qui favorise le brassage contribue à cette invasion, comme les locations touristiques de courte durée ou la vente d’objets ou de vêtements d’occasion qui se retrouvent dans les logements. En France, les foyers d’infestation se sont multipliés et selon cet article, en 2018 au moins 400 000 sites (contre 200 000 en 2016-2017) étaient infestés, dont 100 000 se trouvaient en Ile-de-France. Tout le monde peut être concerné par les punaises de lit, aussi bien les logements propres qu’insalubres, les immeubles comme les maisons, les HLM comme les hôtels.

Comment savoir si on a des punaises de lit ?

Les punaises de lit sont de petits insectes de forme ovale, très plats, sans ailes et de couleur brune. Elles se nourrissent exclusivement de sang en piquant leur hôte, et peuvent donc devenir rougeâtres après leur repas. À l’âge adulte, elles mesurent de 4 à 7 millimètres de long, soit environ la taille d’un pépin de pomme.

Les piqûres ressemblent à des piqûres de moustiques. Elles surviennent la nuit, par groupes de trois ou quatre, et créent de fortes démangeaisons voire des allergies.

Les nids des punaises sont souvent situés à quelques mètres d’un endroit où les humains passent beaucoup de temps, et notamment la chambre à coucher : il faut donc chercher du côté du lit, du cordon de matelas, des meubles proches du lit, des fentes de plancher, voire des conduits d’aération. Les punaises de lit sont difficiles à voir car elles fuient la lumière et s’abritent dans des endroits sombres, mais voici certains indices de leur présence :

  • des taches de sang sur les draps ;
  • leurs déjections qui forment des points noirs de 1 à 3 mm ;
  • des carapaces vides sur le sol (les punaises muent).

Comment réduire les risques d’infestation ?

Il faut porter l’essentiel de sa vigilance sur les affaires que l’on ramène de l’extérieur dans son logement. Attention donc à bien nettoyer les meubles d’occasion (si possible avec un appareil à chaleur sèche) ainsi que les vêtements d’occasion à plus de 55 °C ou au sèche linge en cycle chaud. Attention également lorsque vous revenez de voyage : ne pas déposer vos valises ou vos sacs sur votre lit ou sur un fauteuil. Et globalement, essayez de ne pas encombrer votre logement d’affaires inutiles et de l’entretenir correctement.

Qui doit payer le traitement, locataire ou propriétaire ?

La loi Elan de 2018 dispose que le bailleur doit fournir au locataire un logement sans parasites ni nuisibles. En tant que locataire, si vous détectez une présence de punaises de lit (ou tout autre nuisible) dans le logement peu de temps après l’emménagement, prévenez rapidement le bailleur afin qu’il prenne les mesures nécessaires qui seront donc à sa charge.

Si les punaises apparaissent plus tard en cours de bail, les choses se compliquent. Si le bailleur peut prouver que l’introduction des punaises résulte d’une faute du locataire (notamment en regardant si le reste de l’immeuble est infesté ou non), ce sera alors au locataire de prendre le traitement en charge. Dans le cas contraire, ce sera au bailleur de le supporter.