sylvia pinelMercredi dernier s’est tenue la cérémonie de passation du pouvoir au ministère du Logement entre Cécile Duflot et Sylvia Pinel, dans le cadre du remaniement du gouvernement. Ex-ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme, membre du Parti Radical de Gauche, la nouvelle ministre du logement peu connue du grand public succède donc à la très médiatique Cécile Duflot. Malgré les efforts de cette dernière durant son mandat pour tenter d’apporter des réponses aux problèmes du logement en France, il reste beaucoup de travail à accomplir…

Lors de son discours auprès de Cécile Duflot mercredi, Sylvia Pinel a déclaré vouloir poursuivre les réformes entamées par sa prédécesseure. En effet, la toute nouvelle loi Alur, jeune d’une semaine, attend encore de nombreux décrets et modalités pour que  son application se fasse de manière optimale. Nul doute que la charge de travail sera conséquente, car avec pas moins de 177 articles, la loi Alur est aussi volumineuse que controversée (lire le résumé de la loi Alur).

La nouvelle ministre du logement devra également veiller à ce que les autres mesures entreprises par Cécile Duflot ne soient pas oubliées, comme par exemple la part obligatoires de 25% de HLM dans toutes les communes de plus de 3500 habitants, ou bien la cession de terrains par les administrations et les entreprises publiques pour construire des logements moins chers.

Enfin, Sylvia Pinel est très attendue sur la question de la relance de la construction de logements, un facteur-clé pour résoudre la crise du logement et les loyers trop chers dans les zones tendues, sans compter les nombreux emplois qui en dépendent. L’objectif est toujours de 500 000 logements par an, on en est à 330 000. Pour cela, les efforts doivent être menés notamment sur les coûts de la construction, le déblocage du foncier constructible, les recours abusifs contre les permis de construire, et sur le regain de visibilité des investisseurs sur le rendement locatif.